-3- La création de l'Amicale des Anciens 2lèves du Lycée Gay-Lussac (AAELGL) ne date pas des années 2000 mais est bien antérieure à cette date. pour s'en convaincre, il suffit d'un simple recherche sur Google qui nous amène sur le registre des sociétés

InfosAAELGL1969

-1- Toujours situé 23, Boulevard Gambetta, à Chauny dans l'aisne (02300), tel que nous le connaissons aujourd'hui, en Janvier 2013, le lycée Gay-Lussac a pris ce nom à la fin des années 60.

Ceux qui l'ont connu ou fréquenté dans les années 50 et 60, se souviennent du Collège Moderne et Technique (photo ci-dessous).

Ce collège conduisait les "Modernes" de la 6ème à la Terminale, et les "Techniques" jusqu'au Brevet Élémentaire Industriel (BEI). L'établissement n'occupait alors que la partie Collège Moderne et Techniquedroite (quand on fait face, depuis le boulevard Gambetta) des bâtiments.

La partie gauche était occupée par l'École Primaire des garçons. La rue qui séparait les deux groupes de bâtiments était encore ouverte à la circulation. Ainsi, les élèves, qui quittaient le primaire en juin, n'avaient que la rue à traverser pour entrer en 6ème, en septembre. Ceux, en tous cas, qui avaient réussi l'examen d'entrée.

Hé oui, on n'entrait pas en secondaire simplement parce qu'on avait terminé le primaire.

Et, rappelez vous, à l'époque, un zéro dans une matière était éliminatoire, de facto, à l'examen, et cinq fautes à la dictée valaient un zéro !

En remontant plus dans le temps, avant les années 50, l'établissement, né en 1889 sous le sigle E.P.S. pour "École Primaire Supérieure", emmenait les élèves jusqu'au Brevet Élémentaire, diplôme dont la valeur était sans commune mesure avec le BEPC des années 50-70 et encore moins avec l'actuel Brevet des Collèges.

2013 : Un seul proviseur dirige les Lycées Gay-Lussac et Jean Macé dès la rentrée 2013. Un nouveau proviseur, Jean–Louis Valentin est chargé de mettre en place la nouvelle structure.

Dernier point d’actualité, Août 2015 : La fusion effective au 1er septembre se concrétise par le choix du Président de région de nommer les structures associées LGT Gay-Lussac et LP Jean Macé. Elles ont la particularité d’être installées sur des anciens lycées dont les sites se nomment maintenant Gambetta et André Ternynck.

Octobre 2019 : Bertand Pedoux, nouveau proviseur nommé en remplacement de JL Valentin parti en retraite.

Pour mieux comprendre vous pouvez consulter le site

www.lycees-publics-chauny.fr

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-2- Nous avons obtenu, par l'intermédaire d'un ancien élève, des documents inédits sur l'époque EPS. Nous avons décidé de publier ces documents sur le site. vous pourrez y accéder en cliquant sur le lien affiché ci-dessous. Tous nos remerciements à Claude Daniel qui nous permet de découvrir une intéressante évocation de cette époque.

Ceux qui ont pu voir la première édition de ces documents sur ce site ont pu se rendre compte de la mauvaise qualité de la publication, notemment la difficulté de lire les textes d'accompagnement. Nous avons donc retravaillé les documents en conservant les photos et en réécrivant les textes. Le document obtenu ainsi est beaucoup plus lisible et garde la forme et l'esprit des originaux.

Afficher la page EPS

A voir sur cette page :

-4- La création de l'Amicale des Anciens Elèves du Lycée Gay-Lussac (AAELGL) ne date pas des années 2000 mais est bien antérieure puisqu'elle remonte au 1er août 1969. Pour s'en convaincre, il suffit d'une simple recherche sur Google qui nous amène, avec le lien ci-dessous, sur le registre des sociétés.

L'histoire ne dit pas qui étaient les créateurs. Si certains d'entre vous ont des informations à ce sujet, merci de nous en faire part. Nous pourrons ainsi compléter cette information.

https://www.verif.com/societe/AMICALE-ANCIENS-ELEVES-LYC-GAY-LUSSAC-503373730/

-3- Quand Louis-Joseph rencontre Jean (François)...

Bien que n’ayant que 37 ans d’écart, ces deux hommes n’étaient pas appelés à se rencontrer.

Le premier naît le 6 décembre 1778, à Saint-Léonard-de-Noblat dans le Limousin et meurt le 9 mai 1850 à Paris. Il repose au Père Lachaise.

Le second, né à Paris le 22 août 1815, décède le 13 décembre 1894 dans l’Aisne. Il est d’abord enterré à Monthiers au nord de Château-Thierry, puis ses cendres sont transférées en Alsace à Beblenheim.

Louis-Joseph est de bonne famille. Père avocat, procureur royal, puis exerçant les fonctions de juge au Pont-de-Noblat en Haute-Vienne. Jean, quant à lui, est issu d’un milieu ouvrier adepte de la franc-maçonnerie.

Tous les deux, à des périodes différentes, fréquentent de grandes écoles parisiennes :

Polytechnique et École des Ponts et Chaussées pour l’un, Collège Stanislas pour l’autre.

L’un se tourne vers des études scientifiques qui l’amènent à avoir Chaptal pour professeur, puis être successivement aide-laboratoire de Berthollet (traitement du lin par le chlore), répétiteur de chimie, professeur à l’École d’Application des Tabacs et enfin à la Sorbonne. Il étudie et approfondit les recherches de Nicolas Appert ou de Jean-Baptiste Biot.

Pour ce qui nous concerne, il entre à la Compagnie des Glaces de Saint-Gobain et travaille pour l’usine d’acide sulfurique de Chauny où une tour qui porte son nom permet de prévenir la libération dans l’atmosphère des oxydes d’azote.

L’autre, plus littéraire devient pédagogue, journaliste puis homme politique dès la fin de sa scolarité. En 1851, réfugié à Beblenheim, comme «professeur de demoiselles», il met en pratique sa conception de la pédagogie. En 1872, il s’installe à Monthiers (Aisne) où il transfère son pensionnat de jeunes-filles

dans le château du village. Il sera l’un des fondateurs de Ligue de l’Enseignement.

Le premier poursuivra, entre autres, les découvertes de Lavoisier en étudiant les propriétés des gaz alors que le second écrira des ouvrages de vulgarisation scientifique pour les enfants, œuvrera pour l’instruction gratuite obligatoire et laïque des masses.

Mais alors qu’ont-ils donc en commun ?

Bien sûr, tous les deux font de bonnes études et s’imposent en politique.

Bien sûr, tous les deux reçoivent des honneurs tels qu’être pair de France ou chevalier de la Légion d’Honneur.

Bien sûr, on voit encore aujourd’hui leurs deux noms sur des plaques de rues, de places et de monuments, un peu partout en France.

Bien sûr, ils sont, tous deux, liés au département de l’Aisne, sans être pour autant picards,

Mais surtout ils se sont retrouvés très légitimement à Chauny, sur le fronton des Lycées Publics de Chauny

Il s’agit de Louis-Joseph Gay Lussac et de Jean Macé !

Pour la petite histoire

- Jean Macé est le 21ème nom le plus donné à des écoles, collèges et lycées (235) français.

- Antoine Gay, papa de Louis-Joseph, pour se différencier de ses nombreux parents, a ajouté à son nom «Lussac» qui était le nom du hameau dont il était, en grande partie, propriétaire.

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Texte de Marielle TANSINI

gaylussac
Jean Macé
Louis-Joseph Gay Lussac
Jean Macé